Nouveau mémoire
Accueil » Mémoire » Audit et contrôle de gestion » Mémoire : Consolidation en normes IFRS des établissements de crédit

Mémoire : Consolidation en normes IFRS des établissements de crédit

Mémoire : Consolidation en normes IFRS des établissements de crédit

Introduction

L’utilité des comptes consolidés tant pour le groupe que pour ses partenaires n’est plus à
démontrer. Les comptes consolidés donnent une image fidèle de la situation financière, du
patrimoine et du résultat du groupe. La préparation d’une information financière consolidée serait beaucoup plus un besoin de mesure de performance du groupe qu’une obligation légale. En effet, ces comptes permettent à la société mère de disposer d’une vision économique et financière de l’ensemble du groupe.
D’autre part, les normes comptables édictées par l’ IASB (l’International Accounting Standards Board) bénéficient d’une reconnaissance au niveau international, et sont devenues à partir du 1er janvier 2005 le langage comptable de référence des comptes consolidés des entreprises cotées européennes.
Cet évènement ne peut laisser les groupes marocains indifférents. Ils ont tout intérêt à suivre cette évolution, puisque l’adoption des normes IFRS est porteuse de conséquences potentiellement importantes et se révèle être à la fois une opportunité exceptionnelle et un défi considérable :
• une opportunité, parce qu’elle va permettre d’harmoniser, à des fins de comparabilité,
les comptes du groupe sur la base d’un référentiel comptable de haut niveau et favoriser ce faisant l’activité des marchés financiers;
• un défi, parce qu’elle signifie, pour la majorité des groupes concernés, un
bouleversement de leurs systèmes d’information, une refonte de leur organisation, une nouvelle stratégie de communication financière.
Une des différences majeures entre ces normes et celles appliquées par la comptabilité marocaine, provient du passage d’une comptabilité en coût historique à des comptes en « juste valeur » ou « valeur de marché ». Ce changement bouleverse la façon de percevoir le patrimoine d’une entreprise. Hier, le bilan d’une entreprise était l’expression historique de son patrimoine.
Aujourd’hui, il reflète davantage sa valeur actuelle. Avec ces nouvelles normes, la notion de résultat change de nature et enregistre les variations de valeur des capitaux propres d’un exercice à l’autre.
Consolidation en normes IFRS des établissements de crédit :
Le passage aux normes IFRS est aussi une révolution culturelle nécessitant plusieurs changements d’état d’esprit, car établir des comptes en normes IFRS c’est passer d’une comptabilité imprégnée de considérations juridiques et fiscales à une information financière répondant aux besoins des investisseurs : plus économique, plus transparente, beaucoup plus détaillée.
Les dirigeants sont conscients des conséquences positives que présentent ces normes,
commençant par la diffusion d’une information consolidée fiable à destination des tiers,
notamment les investisseurs et les banquiers.
L’objet de ce mémoire est de mettre l’accent sur l’utilité de produire des comptes consolidés en IFRS pour les établissements de crédit marocains, et sur les difficultés qu’implique un tel processus, le cas de la Caisse de dépôt et de Gestion servant d’illustration.
Le Maroc est engagé dans un processus de modernisation de son paysage économique et financier. Ce processus n’est, en fait, pas un choix ou une option parmi d’autres, c’est une obligation qui s’impose dans le contexte actuel de globalisation et de libre échange des produits, des services et des capitaux. Aussi, la consolidation des comptes se base sur des techniques qui se renouvellent et se développent dans l’espace et dans le temps. Grâce à ses moyens, elle obtient des
résultats très détaillés sur l’ensemble des composantes de l’entreprise. C’est un outil indispensable pour la prise de décisions au niveau des instances dirigeantes et un moyen d’information pour les actionnaires, spéculateurs et même pour les salariés de l’entreprise.
Les comptes consolidés pallient – en large partie – les lacunes et insuffisances d’information que présentent les comptes individuels des entreprises formant le groupe. En effet, ils permettent de révéler les potentiels économiques et financiers réels du groupe en tant qu’entité à part entière.
D’autre part, l’adoption progressive par le Maroc du référentiel IFRS résulte d’un choix
stratégique. Le fait d’utiliser un référentiel comptable intelligible et compréhensible par tout le monde est une carte importante dans la compétition pour attirer l’investissement.
Par ailleurs, un référentiel comptable unique favorisera l’homogénéité des informations
financières. On pourra ainsi comparer objectivement les données financières de toutes les
entreprises à l’échelle internationale.
Cependant, si la nécessité d’harmonisation des normes comptables internationales et la légitimité des organismes normalisateurs sont contestées, la comparaison des méthodes d’évaluation des actifs, au coût historique ou avec prise en compte de la valeur, n’est pas aisée. Ainsi, l’application, pourtant limitée à ce jour, du principe de juste valeur crée une inquiétude certaine auprès des praticiens qui redoutent autant les difficultés techniques et les coûts qu’ils auront à surmonter qu’ils contestent son intérêt réel.

Mémoire : Consolidation en normes IFRS des établissements de crédit

Répondre