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Mémoire: démarche d’audit des comptes consolidés sous ias ifrs

Mémoire: Démarche d’audit des comptes consolidés sous ias ifrs
L’évolution actuelle des marchés financiers et des échanges mondiaux n’a pas de limite, des alliances naissent, les groupes se forment, se déforment, pour des besoins stratégiques. La recherche de profit, le gain d’un avantage concurrentiel sont autant de facteurs qui poussent les entreprises à s’aventurer sur de marchés multiples dont les caractéristiques diffèrent au niveau de la réglementation fiscale, l’appréciation de ces entreprises à leur juste valeur devient donc ardue.
C’est dans cette optique de comparaison des entités évoluant dans un même secteur, que la notion de comptes consolidés à vue le jour. Le but ultime étant la présentation d’un résultat unique de l’ensemble formé par les différentes entités formé par le groupe, en vue de traduire de la réalité économique de ces groupes d’une groupe, mais aussi pour permettre une évaluation optimale de la rentabilité de l’ensemble du groupe et de ses perspectives d’autre part, du fait que l’existences de liens économiques et financiers forts entre les entités entraîne le partage des risque : la solvabilité d’une entité dépend de la solvabilité de l’ensemble du groupe.
Les comptes consolidés reposent sur un principe de contrôle et, c’est exactement ce principe qui en a été la plus grande faiblesse car ayant favorisé des montages déconsolidant dont le plus frappant est « Enron » avec la création d’entités fictives pour absorber les déficits de ses résultats.
Aussi, dans une logique de lutte contre les différentes fraudes répertoriées sur les vingt dernières années, de réels changements ont été opérés dans le domaine de la comptabilité et de la finance depuis 2002 dans le but d’harmoniser les pratiques mondiales, c’est ce que nous appelons l’internationalisation de la finance et de la comptabilité par l’élaboration d’un référentiel international : les IFRS (International and Financial Referential Standard).
L’adoption de ces nouvelles normes internationales provoque un bouleversement au sein des entreprises, la manière de concevoir, de produire et de publier l’information comptable et financière change. Le coût historique qui jusqu’alors représentait le socle de base des opérations comptables est remis en cause, une nouvelle donnée est introduite, à savoir la juste valeur.
Face à tous ces changements qu’ils apportent, il est d’avis que la mise en place des normes IAS/IFRS ne se fera pas sans risques face auxquels l’auditeur des comptes consolidés certifient que les comptes sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière ainsi que du résultat de l’ensemble constitué par les entreprises comprises dans la consolidation.
L’impact des IAS/IFRS ne se limite pas seulement à la comptabilité, elle engage le jugement de l’auditeur des comptes qui doit émettre une opinion motivée sur les états financiers consolidés en IAS/IFRS malgré qu’il n’y ait pas eu de normes d’audit pour suivre la mise en place de ces dites normes d’où notre problématique suivante :
Quelle démarche d’audit adoptée pour des comptes consolidés présentés en IAS/IFRS.
Le choix de ce sujet se justifie du fait que par l’absence de manuel d’audit, l’auditeur ne se repose que sur son bon sens et son expérience, augmentant ainsi les risques d’audits et la probabilité d’émettre une opinion qui soit erronée.
Ainsi, nous traiterons de notre problématique en deux parties :
 Une première partie consacrée à la revue littéraire sur la présentation des comptes consolidés suivant les IAS/IFRS ;
 Une deuxième partie consacrée à la démarche d’audit des comptes consolidés en IAS/IFRS dans laquelle nous mettrons en excelle les différents risques y afférents.
CONCLUSION :
Dans un contexte de concurrence parfaite, les IAS/IFRS forment un langage commun qui relie les investisseurs et les économistes, avec comme base comptable la juste valeur et la prééminence de l’économique sur le juridique, elles facilitent la compréhension des évaluations et la comparaison des comptes des entreprises évoluant dans un même secteur.
Plus généralement, c’est une information homogène, plus détaillée et de meilleure qualité que devront fournir les entreprises d’une part, d’autre part l’application de ces normes induira plus de transparence en terme de rating puisqu’elles permettront une bien meilleure comparabilité (base étant harmonisée).
En effet l’impact de ce principe de juste valeur s’apprécie particulièrement sur les comptes consolidés en empêchant des montages déconsolidants par l’appréciation des valeurs des titres des entreprises en difficultés, l’annulation de profits internes, attribuant ainsi au groupe sa juste valeur sur le marché.
Pourtant, ce principe est remis à cause à tord suite à la crise financière de 2008, on reproche à la juste valeur d’accentuer la volatilité du marché.
Vue qu’elle ne reflète que la réalité économique, elle ne peut aucunement être en cause s’il y a volatilité, car elle ne représentera que l’image d’un marché déjà volatil.
Pour être efficace et efficient et surtout pour faire face à la concurrence, il est vital pour les entreprises marocaines et ainsi susciter l’intérêt des investisseurs étrangers.
Ainsi l’adoption des IAS/IFRS dans l’élaboration des comptes consolidés doit nécessiter l’accompagnement à tous les étapes du processus de la part des auditeurs.
En effet, lorsque les comptes filiales (d’importance significative) et mères ne sont pas audités par le même cabinet, il y alors un risques que la coordination des travaux pour la certification des comptes ne permettent pas d’émettre une opinion motivée.
Dès lors que des montants significatifs sont en jeu, ou qu’un risque d’audit significatif est identifié, il appartient aux auditeurs de la société consolidante de procéder eux-mêmes à un examen des travaux des professionnels chargés du contrôle des
comptes de ces entités, et d’apprécier dans quelle mesure il est nécessaire de procéder à des investigations directes auprès de ces mêmes entités.
Mais l’adoption de ce référentiel comporte aussi beaucoup d’écueils : ne contribuera-t-il pas entre autre à un fort clivage entre les PME, les sociétés non cotées et les grands groupes cotés ? Nous sommes d’avis que c’est à chaque dirigeant de juger si l’adoption des IFRS peut être intéressante pour son entreprise.
Nous pouvons donc dire que les années à venir seront décisives dans un contexte de mise à jour des pratiques d’audit dans le sens des IAS/IFRS en vue de permettre un meilleur suivi des sociétés développement.

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