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La place du financement participatif dans la future économie mondiale ?

La place du financement participatif dans la future économie mondiale ?

A l’heure où le monde se remet peu à peu des crises financières et économiques de la fin des années 2000, des préoccupations d’un autre type sont au cœur des discussions : comment redonner de la confiance aux gens ? Comment aborder la transition économique vers des modèles plus axés sur le développement durable ?

Les dernières années ont vu les orientations économiques opérer un tournant remarquable lorsque les pouvoirs politiques ont décidé de s’attaquer au monde de la finance, et à ses nombreux privilèges. L’opinion publique se dressait face à ceux qui les avaient trompé pour toujours plus s’enrichir. Le capitalisme, symbolisé par le pouvoir des grandes banques et des marchés financiers a failli s’effondrer sur lui-même, ne devant son salut qu’à l’interventionnisme des Etats. Mais ce modèle montre qu’il est capable de s’adapter et aujourd’hui il s’inscrit de nouveau dans le quotidien des gens. Les forces politiques ont posé les limites et les restrictions qui sauront éviter la venue d’une nouvelle crise, et la confiance commence à revenir au sein des ménages.

Car c’est par ces temps difficiles, où de plus en plus de gens se sont rendu compte de la fragilité du système mais aussi de l’habitat dans lequel ils vivent, que s’est développé un modèle d’un nouveau genre. Un modèle pouvant allier solidarité, humanité mais aussi profitabilité. Depuis quelques années, le financement participatif (anglicisme : crowdfunding) a commencé à se développer dans les bastions du capitalisme mondial. Si le principe n’est pas vraiment nouveau, car il est basé sur le regroupement de petites sommes pour faire de grandes choses, c’est son application au travers des nouveaux systèmes de communication et d’information qui fait toute la différence.

C’est tout l’enjeu du financement participatif, à savoir, prendre la vague de l’élan du partage et de la nouveauté permanente, tout en gardant ses valeurs originelles. L’adhésion du public à ce nouveau type d’accès au financement, les réponses des forces politiques et l’accueil d’un nouvel acteur par les actuels financiers sont des inconnues majeures.

Qu’est-ce que le financement participatif ?

Concrètement, le financement participatif, si nous le définissons de façon simple et résumée est un moyen pour des porteurs de projets (à buts commerciaux ou non commerciaux, personnels ou professionnels) de pouvoir se financer auprès de la population, et ce, dans un cadre bien défini et pouvant être accompagné d’une contrepartie (financière ou matérielle) ou non.

Place du financement participatif au niveau national et international ?

Pourquoi s’intéresser au thème du financement participatif ? Car depuis la crise mondiale de

2008, les circuits traditionnels de financement de l’économie se sont fragilisés. Les banques ne financent plus que les projets « à faible risque » ou dont le porteur dispose de garanties financières solides. Les fonds de capital-risque ont sensiblement freiné depuis la fin des années 1990. Et les fonds d’investissement jouent globalement la carte de la sécurité.

De nos jours, et c’est valable autant en finance que dans beaucoup de domaines, l’innovation est très forte. Le procédé de « destruction créatrice » décrit par Joseph Schumpeter est de plus en plus d’actualité. Dans un monde où tout va toujours de plus en plus vite et où le changement tape quotidiennement aux portes, le financement participatif vient contribuer à cette « tendance » : plus que jamais, la voie est libre pour les esprits innovateurs. Plus que jamais, un projet peut devenir réalité en un clic. Plus que jamais, les gens peuvent s’observer et se faire observer à travers les nouvelles technologies, et ce, quelle que soit leur position géographique, leur âge, leur niveau d’éducation ou même leur caractéristiques psychologiques et sociales.

Le financement participatif offre des solutions quasi illimitées pour faire vivre des projets innovants, des projets personnels et même des projets qui nous concernent tous. C’est en cela que c’est un sujet plus que jamais d’actualité, à un moment crucial où une partie de la population se méfie de la finance « classique », que l’on relie bien souvent aux banques, fonds d’investissements et autres actionnaires, pourtant acteurs et principaux financeurs de l’économie. Au travers du

Financement participatif, c’est la confiance qui est recherchée en premier lieu. Celle de pouvoir disposer d’une liberté : on se sent partie prenante du financement de l’économie. En clair, il n’y a plus autant de barrières entre ce dont je dispose dans mes caisses et l’argent redistribué dans l’économie globale. Si je choisis de financer Monsieur X, c’est parce que je l’aurais choisi, que son projet correspond à des valeurs que je défends, ou que je pense que je peux m’y retrouver financièrement, et je sais que je ne serais pas seul car des dizaines, des centaines, peut-être des milliers (millions) de personnes pensent la même chose que moi, et financeront à leur tour ce projet. Les gens ont besoin de retrouver cette confiance en eux et le financement participatif, grâce au principe de collectivité et de « partage », peut amplement contribuer à cette finalité.

 

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